Les
aarakocras constituent une race d'individus intelligents à
l'aspect d'oiseaux, qui vivent dans les zones montagneuses de Toril.
Ils adorent s'élever dans les cieux pendant des heures
d'affilée et planer sur les courants thermiques et ascendants,
les ailes grandes ouvertes. De loin, il est facile de les prendre pour
des aigles ou des oiseaux de proie.
Les aarakocras mesurent environ 1,50 mètre de haut et
présentent une envergure de 6 mètres. Ils ne
pèsent en moyenne que 45 kg. Au milieu de chacune de leurs ailes
se situe une main à trois doigts, qui ne peut servir que lorsque
les ailes sont repliées. Les muscles qui actionnent les ailes
s'insèrent dans une plaque osseuse au niveau du poitrail, et
leurs jambes puissantes se terminent par des serres tranchantes et
rétractiles, qui permettent aux aarakocras de se servir de leurs
pieds comme s'il s'agissait de mains. Leur tête combine à
la fois les caractéristiques des aigles et des perroquets. Leur
bec est gris foncé et leurs yeux noirs. Les mâles
affichent des couleurs vives, généralement rouge, orange
ou jaune, tandis que les femelles sont brunes ou grises.
Les aarakocras proviennent au départ du pays lointain que l'on
appelle Maztica, situé très à l'ouest de
Faerûn. Pendant plusieurs générations, des vols
d'aarakoeras migrèrent d'île en île à travers
la mer Inviolée, dans le sillage d'éclaireurs de la race
en quête de nouveaux sites propices à là
nidification, au-delà du soleil levant; Les premiers colons
aarakocras se montrèrent dans le nord de Faerûn en 418 CV,
année appelée Année del'Envol de l'aigle. Les
aarakocras établirent au final quatre colonies importantes dans
Faerûn : les monts Étoiles dans la Haute-Forêt, les
Cornes des Tempêtes dans le Cormyr, les montagnes Fourchues dans
le bief de Vilhon et les falaises Brumeuses à Chult. Mais la
colonie des monts Étoiles fut détruite il y a quelques
années par Eïaacrimalicros, un dragon vert
vénérable. Tous les aarakocras faerûniens ont
juré de venger la mort des leurs.
Les aarakocras regardent les autres races de haut, au propre et au
figuré. Ils ont pitié pour ces pauvres hères
cloués au sol et leur mobilité bridée, et les
critiquent souvent pour leur " manque de recul ".
Les aarakocras ressentent le besoin de voyager, afin de voir le monde
dérouler sous leurs pieds. Cela suffit, combiné avec leur
désir de vengeance contre la créature qui a
assassiné leurs compagnons de la colonie des monts
Étoiles, à les pousser dans l'exploration de ce vaste
monde.
Les aarakocras sont un peuple fier et très uni. Ils
s'avèrent être des chasseurs aux talents incomparables,
qui planent au-dessus de leurs terrains de chasse favoris
jusqu'à ce qu'ils repèrent du gibier. Ils plongent alors
de toute leur vitesse pour attraper leur repas en plein vol et le tuer
avant qu'il n'ait réalisé ce qui lui arrivait. C'est
ainsi que la plupart des aarakocras deviennent guerriers, ce qui
constitue leur classe de prédilection.
Les aarakocras de Faerûn vénèrent pratiquement tous
la même divinité unique : Aerdrië Faenya. Cette
déesse elfique du climat plaît beaucoup aux aarakocras
pour la simple raison qu'elle reste la seule divinité
bienveillante qui présente une adéquation avec leur mode
de vie. On raconte qu'elle est parfois apparue devant les aarakocras
sous la forme d'un gigantesque oiseau éclatant de blancheur. Les
pennes qui tombent du de ceux qui plumage de cet oiseau-dieu sont parmi
les objets les plus prisés que l'on . puisse trouver dans le nid
d'un aarakocra.

La vie des aarakocras est essentiellement faite de chasse et de
confection od'outils et d'armes. Bien que l'on n'attende pas de tous
les mâles qu'ils ramènent quotidiennement de la nourriture
pour la tribu, ceux qui ne le font pas ont intérêt
à avoir une bonne raison. Les enfants et les vieillards sont
dispensés de cette responsabilité.
Lorsque les jeunes aarakocras approchent de l'âge adulte, leurs
aînés leur apprennent à chasser pour leur
subsistance. S'ils montrent alors une grande déférence
pour les cieux et leurs proies, ils pourront être
aiguillés vers la carrière de prêtre.
Là vie de la tribu est tout aux yeux de la plupart d'entre eux.
Elle partage un immense nid à ciel ouvert fait d'épaisses
plantes grimpantes mêlées les unes aux autres pour" former
comme une jatte gigantesque. Le doyen de la tribu, qu'il soit
mâle ou femelle, la guide avec l'assistance du shaman
(prêtre) de la tribu.
Quand ils sont loin de leur tribu, les aarakocras se montrent distants,
aussi bien seuls qu'en groupe. Ils s'avèrent extrêmement
claustrophobes et refusent de pénétrer dans tout lieu
clos, à moins qu'il n'y ait pas d'autre choix. Se retrouver
enfermé dans une pièce sans possibilité de
rejoindre le ciel est, à leurs yeux, comparable à la mort.