les gargouilles
LA LEGENDE DE SAINT ROMAIN
La légende de la Gargouille est certainement la plus connue de toutes les légendes qui entourent la vie de Saint-Romain. Elle n'existe pourtant dans aucune des vies du saint ni dans les quadrilobes du portail de la Calende.
Il est admis que c'est une création tardive (fin du XIVe siècle) des chanoines de la Cathédrale dans le but de justifier le privilège qui leur permettait, tous les ans, de libérer un condamné à mort. Sa mise en forme, après bien des hésitations, accompagne la montée des contestations du privilège.
Cette légende raconte qu'un serpent ou dragon était réfugié pour les uns dans les marais du Malpalu (à l'est de la ville, là où une rue perpétue le nom), pour les autres sur la rive gauche de la Seine, dans la forêt du Rouvray. les ancien textes disent "qu'il dévouroit et détruisoit les genz et bestes du païs". Personne ne voulait le combattre.
Saint-Romain décida d'en débarrasser la ville. Il ne trouva pour l'accompagner que deux condamnés à mort, et encore, l'un d'eux renonça au dernier moment. Il arrivèrent dans l'antre de la bête. D'un signe de croix, le prélat la fit coucher à ses pieds. C'est la scène qui est le plus souvent représentée, dans les vitraux, comme dans les sculptures.
Le condamné, tenant l'étole (l'écharpe) du prêtre comme une laisse passée au cou du monstre, la ramena dans la ville (Vitraux de la Chapelle du Petit-Saint-Romain de la Cathédrale ou de Saint-Godard).
Pour certains, elle fut jetée en Seine depuis le Pont de Pierre (il faut noter qu'il n'y avait pas de pont à cette époque...), pour d'autres, elle fut brûlée sur le parvis de la Cathédrale.
cette légende n'est pas isolée. On trouve la même histoire, avec d'autres noms, dans d'autres ville : le Graoulli à Metz, la Chair salée à Troyes, le Kraulla à Reims, le Dragon de Saint-Marcel à Paris, la Tarasque à Tarascon,...

La gargouille, depuis plusieurs siècles, orne château, cathédrale et autres bâtiments de pierre. L’imagination fantastique de l’homme à su lui attribuer vie.
Une légende, sans doute fort éloignée des réalités historiques, nous conte l'origine des gargouilles.
Un dragon ailé, le cou long et à l'aspect terrible hantait les rives de la Seine. Crachant le feu et la désolation autour de lui, il terrorisait les habitants de la ville voisine (Rouen) qui en étaient venu à lui sacrifier une victime chaque année afin de se concilier ses bonnes grâces.
En l'an 520, un prêtre du nom de Romain, entreprit de libérer Rouen des tourments de La Gargouille, si les habitants se faisaient baptiser et qu'une église y soit érigée.
La Gargouille fut vaincue par le signe de la croix et mise au bûcher. Alors que la bête se consumait, sa tête et son cou, endurcis par son feu intérieur ne brûlèrent pas et furent exposés sur les remparts de la ville, servant ainsi de modèle à ce qui allait devenir par la suite "la grande cohorte des gargouilles".
Un texte de 1826 répertorié sur le site de la "Collection électronique de la Bibliothèque Municipale de Lisieux" (http://www.bmlisieux.com/) retrace une semblable histoire. L'histoire se présente sous la forme d'une complainte en 32 couplets, alors fort en vogue à cette époque. Voici "Histoire véritable de la Gargouille ![]()